Le mot BDSM revient souvent, rarement avec une explication juste. Voici ce qu’il recouvre, ce qui le sépare de l’image qu’en donnent les films, et comment s’y intéresser tranquillement. Cet article reste général : il explique, il ne décrit pas de pratique.
Que veut dire BDSM ?
Ces quatre lettres résument trois paires de mots.
- BD, bondage et discipline. Le bondage consiste à limiter les mouvements, avec des liens ou des menottes. La discipline repose sur des règles convenues à l’avance.
- DS, domination et soumission. Un échange de rôles entre adultes : l’un décide, l’autre accepte, dans les limites fixées ensemble.
- SM, sadomasochisme. La recherche de sensations fortes, voulues et encadrées.
Il n’existe pas une seule façon de faire. Pour certains, tout tient dans une tenue, un accessoire ou un jeu de rôle léger. D’autres y consacrent bien plus. Personne n’a besoin de tout connaître pour commencer.
Le consentement avant tout
C’est ce qui sépare le BDSM d’une violence. Chaque personne doit être adulte, d’accord, informée, et libre de changer d’avis à tout moment. En pratique :
- Parlez-en avant, à froid, pas au dernier moment.
- Dites ce qui est exclu, pas seulement ce qui vous tente.
- Choisissez un signal d’arrêt, un mot ou un geste, qui met fin à tout, tout de suite et sans discussion.
- Ne laissez jamais seule une personne attachée, et ne serrez jamais rien autour du cou.
- Si quelqu’un a trop bu, ou n’est pas en état de dire non, on arrête.
Les idées reçues
« C’est forcément extrême. » Un bandeau ou une tenue en font déjà partie. Le niveau, c’est vous qui le fixez.
« La personne soumise subit. » C’est l’inverse : tout repose sur son accord, et elle peut tout arrêter.
« C’est comme dans les films. » Les films montrent rarement la discussion préalable, qui est pourtant l’essentiel.
Comment commencer
Commencez par en parler, puis choisissez quelque chose de simple, facile à retirer.
- Un masque ou un bandeau : il suffit de le poser, et il s’enlève en un geste.
- Des menottes en tissu ou en fourrure : plus douces que le métal, et souvent sans clé.
- Une tenue : un body ou une guêpière, à porter comme une pièce de lingerie.
- Un coffret : plusieurs accessoires assortis, pour essayer sans multiplier les achats.
Bien choisir son matériel
La matière. Le satin et le tissu sont doux et conviennent pour débuter. Le simili cuir a plus de tenue et s’essuie facilement. Le métal est solide, mais moins indulgent : vérifiez les bords.
Le réglage. Pour tout ce qui attache, regardez si le modèle est réglable et comment il s’ouvre. Une attache ne doit jamais couper la circulation : glissez un doigt dessous.
La taille. Les tenues se portent près du corps, et le simili cuir s’étire peu. Notre guide des tailles vous aide à choisir.
L’entretien. Essuyez les accessoires après usage, séchez les parties métalliques, et lavez les vêtements à la main.
Pour aller plus loin
Notre rayon BDSM réunit les tenues pour femme et pour homme, et le rayon Fetish et bondage les accessoires. Chaque page explique comment choisir.